bilan du littérathon d’Antastesia

Hey !

Ce mois-ci, c’était le mois du female readathon (ou marathon littéraire en français) lancé par Emy, de la chaîne youtube Antastesia (lien : ici) et si tu te souviens bien, j’avais décidé d’y participer (ici).

Les 5 catégories étaient :

  1. une poétesse.
  2. une femme en littérature étrangère.
  3. non-fiction écrit par une femme.
  4. une femme queer.
  5. une femme racisée.

 

J’avais donc sélectionné :

  1. Les Ronces, de Cécile Coulon.
  2. Les mensonges de la mer, par Kaho Nashiki.
  3. Vivre végane, de Gwendoline Yzèbe (qui traîne dans ma bibliothèque depuis 2016, yes.)
  4. Chéri, écrit par Colette.
  5. Le restaurant de l’amour retrouvé, par Ito Ogawa.

 

  • Les Ronces, Cécile Coulon.

Les ronces convoquent le souvenir de mollets griffés, de vêtements déchirés, mais aussi des mûres, qu’on cueille avec ses parents dans la lumière d’une fin de journée d’été, alors que la rentrée scolaire, littéraire, approche. Entre les caresses et les crocs, Les Ronces de Cécile Coulon nous tendent la main pour nous emmener balader du côté de chez Raymond Carver. Sur ces chemins, elle croise des vendeurs de pantoufles, des chiens longilignes, un inconnu qui offre une portion de frites parce qu’il reconnaît une romancière… La poésie de Cécile Coulon est une poésie de l’enfance, du quotidien, de celles qui rappelle les failles et les lumières de chacun.

Première lecture de cette autrice, et c’était inattendu. J’en ai beaucoup entendu parlé, mais je ne sais toujours pas si je suis satisfaite de ma lecture ou non. Il y a de beaux vers et de beaux poèmes (j’ai beaucoup aimé « une fois par jour » et « ma force » notamment) mais je l’ai trouvé inconstant au niveau de sa qualité; j’ai beau avoir aimé quelques poèmes, la plupart restants ne m’ont pas spécialement touché même s’ils auraient pu, parce que la majorité des écrits sont émouvants. Je pense que c’est le style d’écriture en particulier qui fait que je n’ai pas trouvé ça ouf. Ceci dit, si tu n’es pas trop poésie, je pense qu’il peut être plutôt cool pour démarrer.

 

  • Les mensonges de la mer, Kaho Nashiki.

Au début des années 1930, un jeune chercheur en géographie humaine se rend dans une île isolée au sud de Kyûshû. Une île petite et dense comme un bonsaï où, entre mer et montagne, il chemine dans la forêt de brume ou les villages accrochés aux pentes abruptes, attentif à la moindre rencontre, animaux, fleurs ou humains. Il cherche les ruines d’un immense monastère bouddhiste, recueille les croyances anciennes, mène de longues conversations avec un ancien marin retiré au milieu de la forêt. C’est un monde où le temps semble s’être arrêté, dont la sérénité est cependant rompue par les traces des violentes destructions qui l’ont jadis traversé. Ce roman à l’écriture limpide nous transmet une forme de tranquillité, à la recherche de l’accord secret entre une terre et la vie qui l’anime, du lien spirituel qui nous unit à la nature et à la mémoire.

C’est un roman lent et contemplatif. Beaucoup de descriptions de paysages (il y a même une carte à la fin du bouquin pour qu’on se repère géographiquement). J’ai bien aimé, et c’est rare quand j’apprécie le lent et contemplatif.

J’ai imaginé chacun des paysages, grâce aux descriptions plutôt claires et détaillées. C’était plein de légendes et d’explications sur les noms des lieux. Je ne le recommande pas si tu n’aimes pas la contemplation, mais si tu apprécies, pourquoi pas, il peut être plutôt divertissant.

 

  • Vivre végane, Gwendoline Yzèbe.

Vivre végane, c’est manger, porter et utiliser des produits qui ne sont pas issus de l’exploitation des animaux. C’est une véritable philosophie, un engagement en faveur de la planète, de toutes les espèces animales et des générations futures.

Gwendoline Yzèbe, journaliste et végane, développe les arguments pour se convertir à un tel mode de vie : respecter les animaux, adopter une attitude altruiste, préserver l’environnement et se soucier de sa santé. Elle nous rappelle aussi que cette démarche s’inscrit dans une histoire du végétarisme longue de plusieurs siècles. Pour mettre ces principes en pratique, elle nous livre ses secrets et ses recommandations : alimentation (recettes, conseils nutritionnels et guide d’achats), vêtements et soins cosmétiques (adresses et blogs).

Vous verrez que vivre végane, c’est vivre mieux, et qu’en modifiant un peu nos habitudes, c’est accessible. Le monde de demain se construit dès aujourd’hui !

Étant déjà végane, je l’ai lu en ayant conscience de 90% des faits abordés. Ceci dit, c’est une source d’informations non négligeable que je pense garder dans ma bibliothèque et ressortir lorsque j’aurai des oublis; et qui est capable d’être lu par véganes et non-véganes.

Il y a beaucoup de chiffres clés, de l’histoire, un paquet de conseils pour être vg et beaucoup de ressources.

Je le conseille chaudement si jamais le véganisme est un sujet qui t’intéresse, c’est une véritable petite mine d’informations.

 

  • Chéri, Colette.

Léa de Lonval, une courtisane de près de cinquante ans, est la maîtresse de Fred Peloux, appelé Chéri. A mesure qu’elle éprouve le manque de conviction croissant de son jeune amant, Léa ressent, avec un émerveillement désenchanté et la lucidité de l’amertume, les moindres effets d’une passion qui sera la dernière. Pourtant il suffira à Chéri d’épouser la jeune et tendre Edmée pour comprendre que la rupture avec Léa ne va pas sans regrets. La peinture narquoise d’un certain milieu mondain, l’analyse subtile de l’âme féminine, les charmes cruels de la séduction, l’humour un peu triste de la romancière font de Chéri une des oeuvres les plus attachantes et les plus célèbres de Colette.

Acerbe mais beau. Je mentirais si je disais que je n’ai pas été envieuse de la protagoniste Léa, de ce qu’elle a pu vivre, ressentir, et de sa beauté. J’ai eu envie d’être à sa place, ou du moins, de vivre une histoire d’amour dite « scandaleuse » en 1900.

Roman touchant du point de vue de Léa puisqu’elle se voit vieillir et se rend compte de ce que cela signifie dans la société. J’espère être aussi cool qu’elle quand je serai plus vieille mais aussi que je trouverai la vieillesse moins dramatique.

Ce roman a une suite, qui s’appelle La fin de Chéri et que je pense lire également.

 

  • Le restaurant de l’amour retrouvé, Ito Ogawa.

Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.
Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.

Je crois que j’aime beaucoup Ito Ogawa décidément. Le style est fluide, ça se lit si facilement. Et cela reste toujours beau et doux, autant dans l’écriture que l’histoire en elle-même.

Comme tu l’auras compris, on suit la création d’un restaurant, jusqu’à la confection de ses plats et à la description des clients. J’aime beaucoup le fait que chaque plat soit décrit (je ne te cache pas que y’en a un paquet que j’ai envie de reproduire). Malgré son lot de descriptions, cela reste très fluide et agréable à lire. J’aime bien imaginer les scènes des repas et de la préparation dans la cuisine, j’aurais vraiment aimé y être !

J’ai envie de lire plus d’œuvres de cette autrice (il me reste Le Ruban et La Papeterie Tsubaki à lire). Je ne l’ai pas autant apprécié que Le Jardin Arc-en-Ciel, mais ça reste une très belle lecture tout de même. À noter que Le restaurant de l’amour retrouvé est tout de même son premier roman, et que le Jardin Arc-en-Ciel son troisième (son style s’est donc affiné).

 

Voilà, c’est «  »tout » ». Si tu y as participé, tell me !

En attendant, prends soin de toi.

Une réflexion au sujet de « bilan du littérathon d’Antastesia »

  1. Joli bilan ! je participe aussi mais je savais dès le début que ce serait un défi pour tout l’été aha ! Et pour cause, je n’ai lu qu’un des ouvrages pour l’instant, enfin deux si on compte le fait que je lis l’ouvrage de poésie par petits bouts

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